Après la révision constitutionnelle...
François Soudan:'' Je n’ai pas réalisé d’interview avec Paul Biya''
19/05/2008 [11 Commentaires]
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Source: François Soudan (soudan.blog.jeuneafrique )
C’est une histoire à la fois étonnante et significative.

J’ai fait, la semaine dernière, un rapide voyage à Yaoundé, très exactement du 8 au 10 mai. Rien d’anormal : le Cameroun est un pays que je m’efforce de suivre régulièrement depuis près d’un quart de siècle (mon premier reportage dans ce pays remonte à la tentative sanglante de coup d’Etat d’avril 1984) et je m’y rends une à trois fois par an.
J’y ai des contacts, comme l’on dit : journalistes, société civile, politiciens et, bien sûr, au sein même de la présidence. Cela nourrit articles et réflexions publiés dans JA. Mais cela génère aussi beaucoup de fantasmes. J’étais à Yaoundé. J’y ai vu des amis, deux ou trois de mes contacts et je suis allé, à deux reprises, au Palais d’Etoudi où se trouvait le président Biya. De là est née la folle rumeur.

Dès le 12 mai, plusieurs journaux évoquent une probable grande interview de Biya à JA. Le 13, le quotidien Mutations, au demeurant sérieux et informé, titre : « Visibilité : Paul Biya parle à Jeune Afrique ». On y donne le jour de l’entretien (vendredi 9 mai dans l’après-midi), son contenu (l’opération anticorruption Epervier, l’arrestation prochaine de personnalités, la révision de la Constitution, etc…), ainsi que la date de parution : lundi 19 mai, veille de la fête nationale !

Tout cela est inexact, puisque je n’ai pas réalisé d’interview avec Paul Biya, mais la rumeur enfle sur la toile. On m’appelle de Yaoundé, de Paris et d’ailleurs. A Maputo, où se tiennent les AG de la Banque africaine de développement, notre envoyé spécial Samir Gharbi est abordé par des délégués camerounais, qui lui demandent avec insistance le texte de l’entretien ! Mes dénégations ne convainquent personne et pourtant ce numéro 2471 de JA sort sans Biya à la une. Dommage, peut-être, mais c’est ainsi.

Principale leçon de cette anecdote : l’opinion camerounaise, au sens le plus large du terme, est à ce point sevrée d’information et de communication présidentielles qu’elle prend ses désirs pour des réalités. De quoi donner à réfléchir à l’hôte du Palais.
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Commentaires
Jacques rousseau KOUAKAM   [Cameroun - NKONGSAMBA] 22/05/2008 - 09:55
Le détournement des deniers public par les gangsters à col blanc est reçurent au Cameroun parce que le président PAUL BIYA est omniprésent sur la scène politique et économique nationale. Les citoyens ont grand besoin d'avoir son opinion sur les actions menées par le gouvernement du renouveau pour lutter contre la corruption. C’est la raison de la rumeur sans succès évoquée par Monsieur Soudan. Cette rumeur va générer de vives polémiques à l'échelle internationale mais cette une interpellation car le Président devrait accorder des interviews à la presse internationale pour faire un bilan provisoire de l'opération anticorruption épervier afin de satisfaire notre curiosité.
Dr Antoine De Padoue NDEMMANU   [Cameroun - Dschang] 21/05/2008 - 20:52
Mesdames, Messieurs, Je souhaite donner si toutefois vous le jugereiez utile un interview dans JA sur la situation au Cameroun; je prétends pouvoir après un diagnostic rigoureux apporter la thérapie nécessaire pour venir à bout de la pathologie camerounaise. Je vous invite à lire notre BLOG sur le lien suivant : http://qnefertiti.blogspot.com. Je souhaite vous entretenir pas seulement sur les causes et les faits, qui ne sont pas ignorés de tous, mais sur les voies et moyens voire sur les possibilités pour que le Cameroun reprenne le chemin de la croissance et de la modernisation de son développement. La corruption, les détournements, l'immoralité, les guerres de clans et autres dérapages du système politique camerounais seront au menu. J'attends avec impatience et joie de vous recevoir pour cet interview sur les colonnes de JA. Nous pouvons dire que cet entretenir basé sur une nouvelle vision d'un Cameroun du NOUVEAU par le RENOUVEAU, du NOUVEAU du RENOUVEAU sera une contribution certaine pour relancer la machine camerounaise. Président National du RDPF (KUMZSE), candidat (mal) heureux aux élections présidentielles du 12 Octobre 1997; Dr. Antoine De Padoue NDEMMANU, résident à Dschang au Cameroun, petit fils du tout premier Président National de l'UPC, le feu Mathias DJOUMESSI, a déjà annoncé sa candidature pour les prochaines élections présidentielles de 2011. Aujourd'hui d'aucun se demande quelle est la place de l'opposition dans le système démocratique camerounais? Autrement dit de quelle opposition a besoin le système démocratique camerounais? Une opposition constructive ou radicale? Après dix huit (18) ans depuis l'avènement du multipartisme au Cameroun; pour la première les camerounais ont été massivement s'inscrire sur les listes électorales en 2007, soit environ plus de six millions d'inscrits et lors des élections municipales et législatives, nous avons constaté que seulement 20% des six millions d'inscrits ont participé au vote, la majorité des inscrits soit 80% se sont abstenus. Le parti de l'abstension a été majoritaire. Nous remarquons que le parlement issu desdites urnes représentant le parti au pouvoir et les partis de l'opposition parlemenataire tous confondus ne font plus que 20% de l'électorat et de faite ne représente plus la majorité des Camerounais, ni de leur légitimité. La démocratie camerounais est à la croisée des chemins et nous pensons qu'une troisième voie est nécessaire pour redonner confiance au peuple nation Camerounais qui se cherche, qui a besoin d'un leadership. Salutations et que Dieu nous bénisse! Que Dieu bénisse le Cameroun et l'Afrique! Amen!
leyla doup kaïgama   [Cameroun - yaoundé] 21/05/2008 - 18:14
le journalisme au Cameroun va tout simplement mal C'est chacun qui veut créer son sensationnalisme sans avoir au préalable les jalons de cette tendance il faut tout simplement un recyclage dans le métier de journaliste
constance odile mbatoumou   [Cameroun - yaoundé] 21/05/2008 - 16:42
Il ne s'agit certainement pas du déficit de communication gouvernementale ou présidentielle, mais plutôt d'un esprit qui malheureusement se développe et s'installe chez nous. Le camerounais passe plus de temps à faire des supputations sur des problèmes qui ne nous avancent pas. Tout est géré par la rumeur, la médisance... Tenez, l'accident qu'a fait l'archevêque de Yaoundé provient du fait qu'il avait des problèmes avec le Réverend Hebga qui lui aurait donné l'interdiction de s'approcher de son corps une fois décédé, à l'instar de Monseigneur ZOA, tombé à la messe de réquiem de Monseigneur ETOGA. ..Il en est également des autres rumeurs tout aussi nébuleuses que le G11..... Et quand on pense parfois que ce sont les personnes supposées crédibles qui en sont à l'origine, on s'interroge sur ceux qui nous gouvernent et ceux qui prendront la relève du pays ... Alors, M. soudan, le problème est ailleurs. Vos aptitudes de journaliste vous autorisent à mener des investigations, de dégager les raisons dont l'ébauche de solution nous permettra d'élaborer les outils à même d'aider le pays à refaire la mentalité de ses citoyens. En effet, le camerounais n'hésite pas à sortir des inepties sur l'autre pour jeter du discrédit sur lui et l'écarter ainsi de la course vers le pouvoir auquel tous aspirent.
ANDY DAFFODIL DOMIEL   [Cameroun - douala] 20/05/2008 - 17:29
Bonjour au Cameroun,la presse aime marqué "à la une" des titres fracassants au contenu pas intéressant.Je ne pense pas que les Camerounais ont spécialement besoin de communication présidentielle,il est juste question qu'avec l'amendement de la "Loi fondamentale",l'on attend savoir si Paul BIYA l'a fait pour être éligible à l'horizon 2011 ou pas.Tout à côté,ce qu'il peut bien faire de son quotidien n'importe personne;vu que chacun est préoccupé par la satisfaction idéale de ses besoins et ceux de sa famille. Merci
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