Après la révision constitutionnelle...
Le leader de l'opposition entendait par cette action pacifique, « prendre à témoin le peuple camerounais et la communauté internationale sur les égarements du régime présidentiel qui constituent de plus en plus une menace pour la paix et la stabilité au Cameroun ».
Suite au projet de révision de la Constitution déposé courant avril sur la table des députés alors en session ordinaire, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) qui compte 153 députés sur les 180 qui composent le parlement, a voté la loi portant révision de la Constitution, notamment l'article 6.2 qui abroge la limitation des mandats présidentiels, ce qui ouvre à l'actuel chef de l'Etat Paul Biya au pouvoir depuis 25 ans, de pouvoir briquer un autre mandat en 2011.
Suite au projet de révision de la Constitution déposé courant avril sur la table des députés alors en session ordinaire, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) qui compte 153 députés sur les 180 qui composent le parlement, a voté la loi portant révision de la Constitution, notamment l'article 6.2 qui abroge la limitation des mandats présidentiels, ce qui ouvre à l'actuel chef de l'Etat Paul Biya au pouvoir depuis 25 ans, de pouvoir briquer un autre mandat en 2011.Le mot d’ordre du leader du premier parti de l’opposition camerounaise n’a pas été suivi. Que ce soit à Yaoundé, Douala, Bamenda, Buéa, le constat a été le même. Chaque citoyen a vaqué à ses occupations.A Bamenda, fief du SDF, que ce soit à Kwen, Ntarikon, Bamenda Up station, l’on a vu des conducteurs de moto taxi ne pas se souvenir de cette journée de deuil national. Selon Atikoum Barnabas, taximan à Bamenda que Camer.be a pu rencontrer, ce dernier estime que les récentes « émeutes qui ont endeuillé des centaines de familles sont encore fraîches dans les esprits ».
Très tôt le matin, l’on a aperçu une cohorte de policiers envahir les rues de Bamenda. Les activités étaient également à la normale. A Ntarikon, non loin du siège du SDF, l’on a pu apercevoir une demi-dizaine de militants du SDF habillée en t-shirts de couleur noire.A Yaoundé, personne n’ose en parler, commerçants, taximan, conducteurs de moto taxi, chacun a vaqué à ses occupations. L’un des élus du SDF qui se trouvait encore à Yaoundé et que nous avons pu joindre a refusé de nous fournir des explications sur le non-respect de ladite journée de deuil national.
A Douala, très tôt le matin d’hier, la police était déjà présente comme d’habitude dans les carrefours et les points les plus fréquentés de la ville. Au niveau du Feu Rouge Bessengué, les forces de l’ordre ont pu disperser une dizaine de personnes hier aux environs de 13 heures qui brandissaient des messages relatifs à cette journée de deuil national décrétée par le SDF.Dans l’ensemble, selon des échos en provenance des quatre coins du pays, les populations ont vaqué normalement à leurs occupations. L’appel du leader du SDF n’a pas été suivi.
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